La Paz, 2 jours à 4000 mais à 2 à l’heure!

Fraîchement débarqués de l’avion, nous arrivons au centre de La Paz, un des centres, tellement la ville est étendue dans deux vallées avec une dizaine de « cerros » pour l’entourer. Première image étonnante, les transports en commun ici, ce sont des téléphériques, il y a 7 lignes en ville, la première ayant une dizaine d’années et la dernière étant inaugurée le week-end de notre arrivée.

 

Notre hôte est super, il nous permet de bénéficier de la chambre à peine arrivés, soit à 9h du matin, on ne se fait pas prier, on va de suite se coucher, pensant sincèrement qu’après une bonne sieste de deux heures, tout le monde sera opérationnel. Bon, cela ne s’est pas du tout passé ainsi. Nous nous sommes péniblement réveillés à 14h30… Tous au radar… Seuls sans enfants, on serait repartis dans les bras de Morphée, mais les petites bêtes ont faim, Amélie part donc à la recherche d’un lieu pour déjeuner avec les enfants. Ils finiront dans un « bouge » tenu par un Chinois qui ne fait pas d’effort pour parler espagnol, ça met bien en jambe tout le monde… La nourriture est abominable, mais ça fera l’affaire, nous avons au moins deux bonnes semaines pour connaître mieux.

Le retour à l’hôtel se fait à deux à l’heure, et pourtant, nous n’avons que 500 mètres à parcourir. C’est très déstabilisant, d’autant que nous voyons les Boliviens et Boliviennes surtout qui sautillent pour gravir les rues, nous en sommes bien incapables.

Notre première journée se termine comme elle a commencé, au lit. Nous nous surprenons tous à avoir un sommeil d’adolescent, à savoir que nous enquillons 15h de dodo avant de revoir à nouveau la lumière du jour. On va mettre ça sur le coup de l’adaptation…

 

Le lendemain, bien aidés par le Maté au petit déjeuner, nous sommes au taquet pour sillonner la ville et prévoir notre parcours des deux semaines à venir. Nous commençons par le marché aux sorcières, non loin de la place San Francisco où nous logeons. C’est un marché hyper particulier, on y trouve notamment des fœtus de lamas… A différents stades de développement… Du tout petit, au poilu de 50 centimètres.
Heureusement que nous avions vu quelques reportages au préalable, en fait, les fœtus ne sont pas extraits des ventres de leurs mamans, une maman lama ne me. t qu’un bébé au monde, sauf que parfois les grossesses sont multiples et la maman expulse naturellement ce bébé en trop. Voilà pour les petits fœtus… Pour les plus grands, les « déjà poilus », ce sont plutôt des bébés lamas -morts nés- que les éleveurs retrouvent dans leurs troupeaux quand il fait (trop) grand froid.
Ces fœtus, quelle que soit leurs tailles sont ensuite vendus au marché aux sorcières, il y en a plusieurs à La Paz, et ils sont utilisés pour des offrandes. On les empapillote pour les faire brûler et demander la bonne chance pour un examen, ou pour une famille. Et pour les plus grands, on les engloutit dans les fondations des maisons pour apporter bonheur et chance à ses occupants.

 

Mis en jambe par ces premières découvertes, nous continuons notre découverte de la Ville, sans savoir vraiment par où commencer. Impossible de savoir où est le centre, où sont les lieux incontournables. Nous sommes pourtant bien aidés par le guide que François et Hélène nous ont laissé de leur voyage en Bolivie il y a une bonne dizaine d’années. Nous suivrons leurs pas, notamment en allant visiter le musée de la Coca.

La Coca est avec le Quinoa une plante incontournable des hauts plateaux de Bolivie. C’est un remède utilisé par tous pour combattre les maux d’altitude, digestifs mais aussi pour pallier aux manques de globules dans le sang. Nous reprenons ici les commentaires de nos amis globe-trotteurs, c’est un musée « honnête et bien documenté » que ce soit sur les bénéfices de la Coca originelle, que sur les effets néfastes que celle ci produit quand elle est transformée. On passera de la plante médicinale, à la drogue dure pour finir sur une boisson à logo rouge mondialement connue. Seul bémol, le musée n’est pas forcément adapté aux enfants, il a – en outre – le mérite d’exister et d’avoir une documentation traduite en français. Donc on le conseille!

On souhaite continuer la journée avec le traditionnel « Free Tour » que nous faisons dans toutes les grandes villes, mais à la lecture du programme, nous nous rendons compte que nous avons déjà fait le tour sans guide ce matin…

 

Ce sera donc le tour en téléphérique que nous ferons. C’est une façon originale d’appréhender l’étendue de la Ville et vu comment elle est pentue, la voir de haut nous permet de TOUT voir. Nous apprenons aussi que les 3 premières lignes portent les couleurs du drapeau bolivien : le rouge représente le sang perdu par les combattants ayant protégé le pays, la bande jaune représente la richesse minérale et les ressources naturelles ; la bande verte représente la richesse de l’environnement naturel et de ses nombreuses plantes et fleurs.

 

La ville s’étant à perte de vue, et d’en haut, c’est encore plus spectaculaire!

 

Aux alentours de La Paz, bon nombre d’activités sont possibles, même si la majeure partie des tour-opérateurs organise des sorties pour Uyuni, ou Titicaca que nous déciderons de faire plus ou moins par nos propres moyens. Une des sorties retient notre attention: La Vallée de la Lune, qui se situe à quelques kilomètres de la Ville. Nous nous débrouillons pour l’organiser par nous même,  après une journée en ville, nous avons compris comment fonctionnent les bus, ca devrait le faire. Ce sera donc notre programme du dimanche, le lendemain.

Au réveil le dimanche matin, à J+2 de notre arrivée, nous sentons déjà un peu moins les effets de l’altitude, c’est relativement rassurant. En route donc pour la Valle de la Luna. C’est bien facile, on hèle un bus Place San Francisco, celui avec le bon numéro et c’est parti… Bon, c’est quand même 50 minutes de bus dans des rues très escarpées, mais on survit.

Nous arrivons à la Vallée et là, surprise, on a un tarif d’entrée à la tête du client. Assez étonnant car tout est réglementé mais notre tête ne revient pas à la guichetière qui fait payer tout le monde alors que ça doit être gratuit pour les enfants. Soit, c’est pas pour les 2€ que ça va nous coûter au final, mais c’est le principe.

Les guides décrivent la Vallée de la Lune comme étant un lieu exceptionnel aux abords de La Paz… Pour Amélie, la magie n’a pas opéré. Certes, la géologie du lieu est étonnante et belle, mais, parce qu’il y a un mais, encore une fois un lieu prétendu étonnant et préservé est souillé par les visiteurs, et aux alentours, des quartiers entiers se construisent. Il faut rivaliser d’ingéniosité pour ne pas avoir une grue ou des sacs poubelle en vrac sur les photos… Nous, on a un super photographe donc cela rend bien, mais la réalité est bien moins « Instagram ».

Le retour en bus vaut beaucoup plus la balade que la promenade dans la Vallee en elle même. Et si nous devions refaire le voyage, nous ferions plus volontiers la randonnée d’en face, la « Muela », c’est une sortie de 2 heures qui emmène à un point de vue qui surplombe la ville. La Muela car la roche ressemble à une molaire, parfois les idées de noms sont simples mais bien explicites.

 

Revenus en ville, nous nous rendons compte du poids de la religion catholique en Bolivie… Rien d’ouvert un dimanche soir, alors que la ville grouillait tellement la veille. Dans ce cas, il ne reste que les restaurants d’hôtel pour dîner. Au final, cela nous donne la possibilité de préparer le reste du voyage avec les bons conseils prodigués.Dès demain, on part au lac Titicaca, en collectivo… L’aventure continue!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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